Dernièrement, j’ai décidé de lire quelques pages dans un livre que j’ai acheté récemment car le titre m’intriguait : « Jésus veut sauver les chrétiens ».

Ce livre fait partie d’une série de livres écrits par un pasteur américain. Dans ce livre, et les autres, le pasteur Bell réfléchit sur ce qu’est l’église, la foi chrétienne et ses bases, et être chrétien.

Ses livres ont eu un grand succès car ils ont permis pour beaucoup de gens -chrétiens d’abord, mais aussi non-chrétiens- de réfléchir, approfondir, changer de perspectives, être guéri et encouragé. Son église a grandi. De 100 membres à 200, à 500, à 1000, à 2000, à 4000, à 5000.

Mais il y a aussi eu des critiques. Les chrétiens, surtout dans le milieu évangélique n’aiment pas qu’on questionne des idées qu’on a depuis toujours ; n’aiment pas qu’on questionne des choses qu’on croit être des vérités immuables alors qu’elles dépendent uniquement d’une certaine lecture de la Bible.

Alors que dit-il ?

Le pasteur Bell nous invite, dans ses livres, de considérer Dieu au-delà de l’image que quelqu’un d’autre a peint pour nous afin de trouver une compréhension authentique de la foi chrétienne.

Dieu n’a pas de limites (alors pourquoi l’enfermer dans nos idées, carcans et limitations ?) et la foi ne doit pas être limitée à ce que quelqu’un d’autre nous a dit (si souvent, nous limitons notre foi aussi à ce que untel nous à dit, à ce qu’on nous a appris, ou à ce « qu’on doit croire » pour être un « bon chrétien » ; et par la suite, nous imposons la même chose -consciemment ou inconsciemment- aux autres). Dieu est vivant. La foi est vivante. Le pasteur Bell nous invite à trouver notre foi, au fil des histoire de la Bible. Si nous ne la trouvons pas tout de suite, il encourage à continuer de chercher.

Pour lui, la foi chrétienne est un processus dynamique vécu à travers toute la vie, plutôt qu’un ensemble statique de vérités à accepter et à retenir ou à garder jalousement, le doute étant permis :

« La foi chrétienne n’est vivante que lorsqu’elle écoute … lorsqu’elle est innovante, abandonnant tout ce qui se met entre moi et Jésus et embrassant tout ce qui nous aidera à être de plus en plus le peuple que Dieu veut que nous soyons. »

Il parle d’avoir « autant de questions que de réponses » sur sa foi et de « contribuer à la discussion » plutôt que d’essayer de fournir des réponses définitives.

Par exemple, en remettant en question une approche simpliste et littérale des Écritures, qui prend des textes isolés hors contexte et les utilise pour justifier des condamnations et des exclusions de groupes entiers de personnes, il dit :

« Prendre des déclarations hors contexte et les appliquer aujourd’hui sans comprendre au préalable leur contexte d’origine leur enlève toute leur vie directement. Ce ne sont pas des déclarations isolées qui flottent sans attaches, dans l’espace. Ce ne sont pas avant tout des vérités intemporelles, mais des paroles qui doivent être insérés dans leur contexte temporel, historique, culturel et souvent cultuel « .

Il suggère plutôt que nous devrions :

« … embrasser la Bible comme le récit sauvage, non censuré et passionné des personnes qui expérimentent le Dieu vivant. Qui ont des doutes. Qui luttent avec, argumentent avec, se fâchent avec, se réconcilient avec, aiment, adorent, remercient, et suivent celui qui nous donne tout. « 

Aussi, « Pour Jésus, la question n’était pas » Comment puis-je entrer au paradis ? Mais comment puis-je amener le paradis, c’est-à-dire le Royaume de Dieu ici ? »

Alors pour ceux qui connaissent l’auteur, Rob Bell, on peut aimer ou non ses livres, mais je trouve qu’il fait certains points qui sont vrais et importants.

  1. Comment lisons-nous la Bible ? Faisons-nous l’effort d’avoir une compréhension du contexte historique, culturel… etc des différents temps bibliques ? Ou adhérons-nous à une lecture plus simpliste et littérale, car c’est plus simple et en quelque manière, moins déstabilisant ?
  2. Que faisons-nous des gens qui sont différents de nous, ou que nous jugerions même être pécheurs selon notre compréhension de la Bible ? Est-ce que notre église est un endroit ou tout le monde peut se sentir accueillir et le ou la Bienvenue sans être regardé de travers, ou aura-t-on honte si tel ou tel genre de personne venait à « notre » église ? Dans l’histoire, les chrétiens ont toujours trouvé des autres à exclure voire à condamner, la Bible à la main, soutenue par une certaine lecture : Galilée a été condamné à mort pour avoir soutenu que la terre tournait autour du soleil (ce qui contredisait certains récits, et ce qu’on observait à l’œil nu) ; les noirs ; l’église était, pendant longtemps celle qui a soutenu l’esclavagisme le plus fermement ; l’émancipation de la femme… Qui est notre autre ?
  3. Limitons-nous Dieu par nos idées préconçues ? Et notre foi aussi ?

Je vous laisse avec ces questions… Bonne réflexion!

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